Une réflexion -ancienne- de Joseph Caillot sur le diaconat permanent

Le diaconat permanent,
un profil original

par le Père Joseph CAILLOT
eudiste,
professeur de théologie à l’Institut Catholique de Paris

« Suivre le Christ dans le ministère diaconal est une aventure fascinante mais ardue… » (Directoire pour le ministère et la vie des diacres permanents, Rome, 22 février 1998, n° 50).

Le reste est à lire sur
http://diacres.eglisedevalence.pagesperso-orange.fr/textes/Le%20Diaconat%20permanent,%20un%20profil%20original.htm

Les traits principaux du « diaconat nouveau »

les passeursImmenses sont les besoins dans l’Eglise de nos jours. Grande est la tentation d’espérer du diacre une suppléance pour des tâches qui ne lui reviennent pas. L’identité du diacre ne s’accusera clairement que lorsqu’on aura renoncé à lui voir jouer le rôle des autres, pour le laisser inventer son propre rôle. Ici, les risques de dérive sont grands, et l’on pourrait perdre à ce jeu tout le profit escompté du rétablissement d’un nouveau diaconat.
La présidence ne revient pas au diacre. Plus encore que le prêtre, le diacre doit trouver sa place au sein de la communauté en non à l’autel. S’il peut lui arriver d’exercer un leadership, s’il convient qu’il soit aux côtés du prêtre à l’autel, ce n’est jamais que parce qu’il remplit à fond une mission qui le requiert ailleurs et dont il se fait écho en présidant exceptionnellement ou en accompagnant le prêtre dans la liturgie.
Tous les textes, conciliaires et autres, qui définissent le diaconat, font mention des trois diaconies bien connues de la charité, de la parole et de la liturgie. Nous avons constamment souligné que c’est la première des trois – celle qui ne passera jamais – qui doit colorer les deux autres. Le service de la charité est ce qui doit focaliser la présence sacramentelle du Christ dans la personne du diacre. Le diacre se met à la disposition de tous. Les textes fondateurs rappellent qu’il est au service de l’évêque et de son presbyterium. Ni le concile ni les rituels ne parlent pourtant d’une subordination du diacre au prêtre. Mais ceci ne doit pas l’empêcher de servir quiconque. C’est par ce service au nom du Christ-serviteur qu’il est appelé à redonner au monde et à l’Eglise le goût du service. Le diaconat est comme la traduction institutionnelle de la vocation de l’Eglise pauvre et servante au milieu du monde.
La présence du diacre doit se faire transversale dans la communauté. Alors que le prêtre a pour mission de signifier que le Christ, de fait, a déjà rassemblé son Eglise, comme le célèbre l’Eucharistie, le diacre ne cesse de rappeler que ce rassemblement est encore « en train de se faire ». Il chercher à nouer toutes les synergies à l’œuvre au cœur de l’Eglise. Il est appelé, par la proximité, à stimuler les collaborations, à signifier l’urgence de la fraternité entre les hommes. Sans faire autre chose, le plus souvent, que ce que chaque chrétien est appelé à faire, mais en le faisant sacramentellement au nom du Christ-Tête de l’Eglise, on espère de la grâce de sa présence fraternelle voir s’esquisser un effet d’entraînement qui convie chacun et «tous » à faire ce que « quelques-uns » ont reçu mission de manifester.

La grâce du diaconat. Borras & Pottier 1998.

La communication avec Dieu

Le théologien du XXe siècle Karl Rahner (1904-1984) est considéré par beaucoup comme l’un des grands penseurs existentialistes modernes. Il utilisait les Écritures et son expérience pastorale pour affirmer que la communication de Dieu avec l’être humain est en réalité notre but le plus profond. En clair, notre mission ne consisterait qu’à être les récepteurs du message de Dieu. Cette hypothèse tient sa source de l’essence même de la Bible. L’expérience du partage du Divin est au cœur  de l’existence humaine. Envisager l’humain dans sa profondeur revient, en définitive, à rencontrer Dieu.

Citation du livre ‘Bible et ennéagramme. Neuf chemins de transformation à travers les figures bibliques.’ Remi De Roo, Pearl Gervais, Diane Tolomeo, Eric Salmon. Albin Michel.

La citation est basé dur deux autres livres :

  • Harvey Egan SJ (1998), Karl Rahner : The mystic of everyday life. Crossroad, New York.
  • Richard Gaillardetz (2000), Transforming Our Days, Spirituality, Community, and Liturgy in a Technological Culture. Crossroad, New York.

 

Un lien si fort

Livre de Etienne Grieu sj.
Livre de Etienne Grieu sj.

Le livre se divise en huit chapitres :

  • chapitre 1 : La solidarité, une expérience spirituelle
  • chapitre 2 : Le Christ aux liens
  • chapitre 3 : Avec le Serviteur, d’autres pas de danse
  • chapitre 4 : La présence aux oubliés : un diapason pour écouter l’Evangile
  • chapitre 5 : Vous avez dit « diaconie »
  • chapitre 6 : Le diacre, ministre du lien
  • chapitre 7 : Ce qui donne chair à la Promesse
  • chapitre 8 : L’amour de Dieu dans l’espace public ?
  • Conclusion : l’Eglise amoureuse

Etienne Grieu, Un lien si fort. Quand l’amour de Dieu se fait diaconie. Novalis-Lumen Vitae-Les éditions de l’atelier, 2009.

Diaconia 2013

Voilà une initiative qui en vaut la peine de parler. L’Eglise de France a depuis longtemps compris que la diaconie est essentielle pour la vie de l’Eglise. Il y a les sacrements mais il y a aussi le service des frères en dehors des célébrations. Pour réfléchir sur cet aspect de notre foi, les français vont réfléchir sur la diaconie.

Voici le site : http://www.diaconia2013.fr/

Histoire de vocation : Nouvelle Ordination diaconale à Tournai

Après l’ordination de Henri Martin, le dimanche 9 janvier à l’église Saint-Géry de Braine-le-Comte, Jean-Marie Bourgeois, un père de famille de 4 enfants, sera ordonné diacre des mains de Monseigneur Harpigny ce dimanche 23 janvier 2011 à 15h en la collégiale Saint-Pierre à Leuze. Enseignant, fortement engagé dans la pastorale, le futur diacre chemine depuis 8 ans vers le diaconat.
Jean-Marie Bourgeois est originaire de Frasnes et a 37 ans. Il est marié à Ann Delforge qui est infirmière pédiatrique aux Cliniques Universitaires St Luc à Bruxelles. Ils ont 4 enfants : Claire, Clémence, Célestin et Siméon. Après ses études secondaires, Je-n-Marie a fait des études d’instituteur primaire à l’école normale de Leuze. Il a enseigné quelques années à l’Institut St-François de Ath. Tout en étant instituteur primaire en fonction, Jean-Marie a repris des études de sciences religieuses à l’Institut Supérieur de Théologie de Tournai. Par la suite, il a alors été engagé par le Centre Educatif St Pierre de Leuze comme professeur de religion où il enseigne aujourd’hui à temps complet. Il y enseigne de la 1ère secondaire à la 7ème secondaire dans le général et le professionnel. Dès qu’il est arrivé au Centre Educatif, Jean-Marie a pris part à la pastorale scolaire. Celle-ci organise notamment des journées de récollection pour les élèves, des temps de réflexion et de célébration. Jean-Marie est engagé dans sa communauté scolaire mais aussi dans sa communauté paroissiale où il a la fonction de catéchiste et de fabricien.
Ann et Jean-Marie sont mariés depuis 16 ans…Son engagement dans le diaconat permanent, il y a pensé quelques années après son mariage. Mais c’est véritablement l’appel de Mgr Harpigny lors de son ordination épiscopale qui a été un réveil de sa vocation. Jean-Marie a alors fait une demande à Mgr Harpigny de l’accepter dans ce cheminement vers le diaconat.
Il y a donc plus ou moins 7, 8 ans que Jean-Marie chemine vers le diaconat ; cheminement qui demande discernement et formation théologique. La raison de ce cheminement est simple : Jean-Marie a entendu un appel intérieur du Christ ; appel qui lui demandait de se mettre au service du Christ et de l’Eglise. En toute liberté, il a répondu positivement à cet appel. Cet appel intérieur est le fruit d’une rencontre aimante du Christ. Un appel qui est toujours resté imprégné en lui malgré les difficultés ; un appel qui s’est renforcé dans les moments de joie.
Ctb/diocèse de Tournai/bl